MALADIES INFLAMMATOIRES CHRONIQUES DE L’INTESTIN

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), parmi lesquelles figurent la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, peuvent provoquer une diarrhée, des douleurs et crampes abdominales, une perte d’appétit et une perte de poids, de la fièvre et de la fatigue. Des modifications du régime alimentaire peuvent contribuer à atténuer ces symptômes chez certaines personnes.

 Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin peuvent fortement limiter un mode de vie actif. Les MICI – à ne pas confondre avec le syndrome du côlon irritable (SCI), beaucoup moins grave – désignent un groupe de maladies qui se caractérisent par une inflammation chronique du tractus gastro-intestinal. Les personnes atteintes de MICI souffrent de crises ou de symptômes permanents qui entravent l’accomplissement de leurs activités quotidiennes. Les formes les plus fréquentes de MICI sont la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse.

Les MICI sont de plus en plus répandues et pourraient toucher près de 200 000 personnes au Canada1. La cause des MICI n’est pas établie; toutefois, on pense que certains gènes, le système immunitaire et l’environnement jouent un rôle2,3. Les symptômes des MICI peuvent être influencés par l’alimentation et le stress; c’est pourquoi l’adaptation du mode de vie et de l’alimentation peut être utile en complément des traitements médicaux pour aider à la prise en charge des symptômes.

Une bonne alimentation est importante dans la prise en charge des MICI. Des modifications du régime alimentaire peuvent contribuer à atténuer les symptômes. Un professionnel de la santé peut recommander à une personne de modifier son alimentation, notamment d’éviter les boissons gazeuses, le maïs soufflé, la peau des légumes, les noix et les autres aliments à haute teneur en fibres, de boire davantage de liquides, de manger des repas moins copieux mais plus souvent, et de tenir un journal alimentaire afin de repérer les aliments déclencheurs de troubles. Les professionnels de la santé peuvent parfois recommander des compléments alimentaires et des vitamines aux personnes qui n’absorbent pas assez de nutriments.

  1. Bernstein C, Wajda A, Senson LW, MacKenzie A, Koehoorn M, Jackson M, Fedorak R, Israel D, Blanchard JF. The epidemiology of inflammatory bowel disease in Canada: A population-based study. AN J Gastroentrol. 2006; 101: 1559-1568
  2. http://www.niddk.nih.gov/health-information/health-topics/digestive-diseases/crohns-disease/Pages/facts.aspx#3
  3. http://www.niddk.nih.gov/health-information/health-topics/digestive-diseases/crohns-disease/Pages/facts.aspx#8
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Ne pas confondre les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) avec le syndrome du côlon irritable (SCI)


Certains symptômes sont les mêmes, mais les MICI et le SCI sont des maladies totalement différentes. Le SCI apparaît souvent sous forme de crises, c’est-à-dire que les symptômes sont intermittents.

Ils ne peuvent toutefois pas être clairement associés à une maladie du tractus gastro-intestinal. Les MICI, en revanche, sont des maladies graves accompagnées d’une inflammation partielle du tractus gastro-intestinal. Dans les deux cas, l’alimentation peut contribuer à atténuer les symptômes.

Source: http://www.ccfa.org/assets/pdfs/flares_brochure_final.pdf Consulté en décembre 2014.

<h2>Quoi manger en cas de crise (symptômes actifs des MICI)</h2>

QUOI MANGER EN CAS DE CRISE (SYMPTÔMES ACTIFS DES MICI)

Pendant ou après une crise de MICI, une alimentation peu relevée et faible en résidus comme le gruau, le poulet, la dinde, les œufs durs, la purée de pommes de terre, le riz ou le pain au levain, est bien tolérée. Les plats épicés ou les aliments présentant un taux de résidus élevé comme les légumes crus ou le maïs soufflé peuvent engendrer des troubles importants chez certaines personnes. Un complément alimentaire équilibré peut contribuer à couvrir un besoin nutritionnel accru. Dans certains cas d’inflammation grave, un régime alimentaire basique sous forme liquide, composé de nutriments faciles à digérer, peut être prescrit.


Source: Zoli G, et al. A randomized controlled study comparing elemental diet and steroid treatment in Crohn’s disease. Alimentary Pharmacology and Therapeutics. 1997;11:735-40.

<h2>Noter ce que l’on mange</h2>

NOTER CE QUE L’ON MANGE

L’alimentation ne déclenche pas les MICI, mais peut en aggraver les symptômes. Les patients réagissent différemment à certains aliments. Pour déterminer quels aliments éviter, il peut être utile de consigner ses menus dans un journal, ainsi qu’une description des symptômes. Ainsi, les aliments problématiques qui déclenchent une aggravation des symptômes peuvent être déterminés et évités à l’avenir. En outre, ce journal est utile au médecin ou au diététiste pour adapter le régime aux besoins du patient.